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	<title>arl, auteur/autrice sur Assemblage</title>
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		<title>Nouvelles Syrie, nouvelles perspectives et lien avec les luttes à Nancy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[arl]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Dec 2025 13:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Revue #6]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>#Chute du régime Peu nombreux.ses sont les syrien.nes à avoir dormi la nuit du 7 au 8 décembre. Scotché.es aux infos, on a suivi seconde par seconde, d’abord la libération de la prison de Saidnaya, et peu après, la chute du régime était annoncée.Les mots peinent à traduire l’euphorie de ces instants 1, 2, mélange [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="657" height="502" src="https://assemblage.media/wp-content/uploads/2025/07/img_art_syrie.png" alt="" class="wp-image-339" srcset="https://assemblage.media/wp-content/uploads/2025/07/img_art_syrie.png 657w, https://assemblage.media/wp-content/uploads/2025/07/img_art_syrie-480x367.png 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 657px, 100vw" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">#Chute du régime</h2>



<p>Peu nombreux.ses sont les syrien.nes à avoir dormi la nuit du 7 au 8 décembre. Scotché.es aux infos, on a suivi seconde par seconde, d’abord la libération de la prison de Saidnaya, et peu après, la chute du régime était annoncée.<br>Les mots peinent à traduire l’euphorie de ces instants 1, 2, mélange de joie débordante et de tristesse profonde<br>pour celles et ceux qui n’ont pas pu être parmi nous.</p>



<p>Beaucoup d’entre nous avons pensé que la révolution était vaincue, mais des banderoles de l’intérieur de la Syrie nous répondaient même dans les périodes les plus sombres : « La révolution est une idée, et l’idée est immortelle ». Le quotidien de la révolution syrienne qui transparaît à travers les chansons dans les manifestations, les expériences d’auto-organisation dans les villes libérées, la résistance armée et bien d’autres, a amené une transformation profonde de la société qui a fini par vaincre ce régime. Je recommande une vidéo réalisée par Mégaphone qui fait le récit de ce quotidien au fil de l’évolution de la révolution.</p>



<p>Le 8 décembre 2024, l’attaque menée par plusieurs groupes rebelles, dont le plus grand est Hayait Tahrir AL Sham (HTS), parvient à prendre Damas et à faire chuter le régime syrien. Vainqueur militaire, HTS est aujourd’hui à la tête de la Syrie. Quelles sont les conditions de vie en Syrie ? Quelle forme prend le nouveau pouvoir ? Quelles sont les perspectives de lutte qui s’ouvrent à nous ? Et quels liens avec les luttes à Nancy ?</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">#Conditions de vie</h2>



<p>La Syrie est en ruine à tous les niveaux. Manque d’eau et d’eau potable, coupure de courant 21h par jour minimum, et une population à plus de 80 % sous le seuil de pauvreté. Le premier enjeu de la population est un enjeu de survie matérielle, une réalité qui vient contraster les enjeux vus de la sphère médiatique dominante en Occident. Dans une interview par la BBC, une des premières questions posées à Ahmad Al Sharaa — leader de HTS et actuel président de la Syrie — est de savoir si l’on pourra boire de l’alcool en Syrie.</p>



<p>Cette crise économique perdure depuis des années, elle est d’ailleurs une raison principale de l’effondrement aussi rapide de l’armée syrienne — rappelons que le salaire mensuel d’un soldat était autour de 30 dollars, l’équivalent de quelques repas.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">#Tensions intérieures et certaines de leurs ingérences extérieures</h2>



<p>Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) sont la branche armée du Parti de l’Union Démocratique (PYD), qui est le plus grand parti kurde syrien et qui gouverne le Nord-Est du pays. Il constitue l’autre puissance en Syrie après HTS, qui lui est désormais dissous dans la nouvelle armée.</p>



<p>D’un côté, la Turquie mène via l’ANS (Armée Nationale Syrienne, un groupe armé pro-turc) des bombardements par drones contre le FDS, tue des civils, et exerce une pression sur Damas. De l’autre, il y a des divisions au sein même du FDS, notamment avec le PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), qui semble également pousser contre les négociations de son côté. Le FDS, probablement sous l’influence du PKK, a utilisé des civils comme boucliers pour dissuader les bombardements turcs (sans succès), et il est accusé d’être à l’origine d’une série d’explosions à l’Est d’Alep, dont la dernière à Manbij a fait 20 morts parmi les civils.</p>



<p>Ce qui donne espoir est que Damas et le PYD semblent favoriser les négociations. Cela se voit à travers les annonces de Salih Muslim, le président du PYD, ou encore Ahmad Al Sharaa qui a récemment déclaré : « Actuellement les désaccords avec le PYD ne sont que sur des détails&#8230; Plusieurs forces ne veulent pas que les négociations réussissent, mais nous sommes déterminés dans cette voie ».</p>



<p>La question est complexe et il est difficile de prévoir ce qui se passera. On peut espérer que l’expérience d’auto-organisation du Rojava perdure et qu’elle puisse tisser des liens avec d’autres mouvements dans différentes régions.</p>



<p>Par ailleurs, il y a des tensions à l’ouest du pays où des individus des milices de l’ancien régime se trouvent encore. Les habitants de certaines de ces régions ouest sont à majorité de la confession alaouite — la confession du clan Al-Assad — et ont été victimes ces dernières semaines de plusieurs représailles et actes de vengeance.</p>



<p>Plus généralement, la question de la dissolution des groupes armés pose un vrai dilemme. D’un côté, dans un contexte de tensions et de présence d’armes partout, retirer les armes permet d’éviter un basculement dans des actes de vengeance et dans une guerre civile qui impliquerait diverses puissances étrangères. De l’autre, une dissolution totale des différentes forces permet à Damas de concentrer son pouvoir et d’éliminer tout autre rapport de force à l’intérieur du pays.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">#Vers un État central et libéral</h2>



<p>HTS est passé de l’espace révolutionnaire à l’espace étatique. Assez logiquement, son discours aussi. « Le temps de la révolution est terminé, c’est le temps de la construction des institutions » déclare Ahmad Al Sharaa.</p>



<p>À l’intérieur, Damas cherche à concentrer la force armée sous son aile. À l’extérieur, il cherche en priorité la levée des sanctions économiques imposées par l’Occident à la Syrie sous l’ancien régime. Damas affiche grandement son idéologie : le libéralisme. Une des premières mesures phares du nouveau gouvernement est la levée de l’aide d’État sur le prix de la farine, annonçant la voie du marché libre qu’il compte entreprendre.</p>



<p>Mais on remarque aussi des gestes d’inclusivité et une opposition à des voix plus radicales. On peut citer la nomination pour la première fois en Syrie d’une femme, Maissa Sabrine, à la tête de la banque centrale, ou encore des déclarations sur la liberté vestimentaire. Ahmad Al Sharaa commence d’ailleurs ses discours par « Syriens et Syriennes ».</p>



<p>D’autres gestes cherchent à apaiser : arrestation de personnes pour incitation religieuse déplacée ou destruction de symboles religieux. Le gouvernement semble également réagir aux critiques populaires. Par exemple, après un décret rétrograde du ministre de l’Éducation sur les manuels scolaires, la réaction des réseaux sociaux a poussé le gouvernement à faire marche arrière.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">#Un État pas encore autoritaire, ni fort</h2>



<p>Le monde entier, y compris HTS, a été surpris par la chute aussi rapide de Damas, et le nouveau gouvernement peine à gouverner. Bien qu’il porte des mœurs conservatrices, il n’est pas obscurantiste. Il cherche une légitimité et une acceptabilité à l’intérieur comme à l’extérieur.</p>



<p>Le nouveau gouvernement est quasi exclusivement tenu par des hommes en uniforme militaire. Lors de leur première apparition publique, l’image a fait scandale, ce qui a poussé Ahmad Al Sharaa à faire un second discours le lendemain, cette fois en civil, en parlant de mandat transitoire et en reprenant les mots de la révolution.</p>



<p>Cependant, il y a des limites : l’actuel ministre de la Justice est impliqué dans l’exécution de deux femmes en 2015, et malgré les protestations, il est toujours en poste.</p>



<p>Dans ce climat de vide de pouvoir et d’effervescence post-révolutionnaire, des initiatives civiles et politiques foisonnent : manifestations quotidiennes, conférences, réapparition de livres interdits. L’ironie est très présente sur les réseaux, avec des slogans comme « Le peuple veut la chute du prochain président ».</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">#Politique par le bas, internationalisme par le bas</h2>



<p>Dans cette terre politique extrêmement fertile, j’avais une envie débordante de faire quelque chose. C’est dans la dynamique internationaliste « Les Peuples Veulent » que je veux agir. Cette dynamique est présente à Nancy et offre une perspective d’action en Syrie tout en construisant des ponts avec nos luttes ici.</p>



<p>Partant de la réalité matérielle, tout projet politique doit viser l’autonomie vis-à-vis du marché et de l’État. Mais un projet isolé risque de perdre sa portée politique ou d’être écrasé. Il nous faut donc un ancrage local fort <strong>et</strong> des liens globaux. C’est la vision des « Les Peuples Veulent », dont Ancrage à Nancy fait partie.</p>



<p>Le 20 décembre 2024, Ancrage a organisé un événement dans le cadre d’une campagne transnationale de solidarité avec le Liban, avec des collectifs comme « Buzuruna Juzuruna », « Hostel Beirut » et « Mégaphone », permettant de récolter près de 8 000 euros.</p>



<p>Des projets d’autonomie alimentaire fleurissent également en Syrie, en lien avec ce réseau : des membres de Buzuruna Juzuruna reviennent en Syrie, le collectif Al-Byet de Montreuil a acheté des terres à Idleb, et Syrian Seeds Archive collecte des semences du Sud.</p>



<p>Je voudrais pointer un discours dominant dans une certaine gauche occidentale et une partie des intellectuels syriens : la revendication d’un État laïque. Comme si cela suffisait. Comme si la laïcité à la française empêchait l’islamophobie. Ces débats masquent souvent un mépris de classe et une islamophobie latente. Et même si l’on voulait théoriser une laïcité pure, la réalité des rapports de force nous rappelle que nous n’avons pas à dicter un modèle de gouvernance.</p>



<p>Laissons les débats par le haut. C’est plus que jamais le moment de construire une base à nous, par le bas, dans les marges — nous, forces de gauche internationalistes qui croient en la politique par le bas.</p>



<p>Je termine avec une citation du manifeste <em>Révolutions de notre temps</em> des Peuples Veulent :<br><strong>« Ce fut si difficile de se trouver, ne nous quittons plus. »</strong></p>
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		<title>Encore et toujours debout à Gaza</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 14:18:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Revue #6]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Rencontre avec le président de l’Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud. Bien implantée à Nancy, Assemblage a voulu savoir comment l’association a évolué depuis le 7 octobre. Asbg : Comment le conflit avec la Palestine a modifié l’AFPS localement et en France ? Pour comprendre ces évolutions, il faut savoir que l’AFPS agit depuis [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Rencontre avec le président de l’Association France Palestine Solidarité de Lorraine Sud. Bien implantée à Nancy, Assemblage a voulu savoir comment l’association a évolué depuis le 7 octobre.</p>



<p><strong>Asbg </strong>: Comment le conflit avec la Palestine a modifié l’AFPS localement et en France ?</p>



<p>Pour comprendre ces évolutions, il faut savoir que l’AFPS agit depuis plus de 20 ans pour les droits des palestinien.nes par des actions de sensibilisations ou d’actions concrètes. On ne fait pas du caritatif car on se bat contre la colonisation donc nous sommes un groupe politique avec une dimension d’aide internationale. Nous sommes passés de 5000 à 7000 adhérents environ depuis le 7 octobre 2023. Il y a des adhérent.es qui sont beaucoup dans la lutte politique, nous sommes nombreu.ses également dans la solidarité mais certaines personnes avaient une approche un peu caritative du soutien à la Palestine. Le 7 octobre a permis de bousculer l’AFPS et a fait décaler le curseur politique. L’AFPS a des habitudes et parfois des lourdeurs mais il y a plus de jeunes et des revendications qui ont fait décaler le côté caritatif au profit d’une repolitisation de la cause. À Nancy, il y a eu la naissance d’approches différentes avec « Artiste Against Apartheid », les BBG, le MELP, Aplor donc l’AFPS a eu besoin de s’ouvrir et de se questionner pour apprendre à composer et renouveler ses manières de faire.</p>



<p><strong>Asbg </strong>: Combien de manifestations, actions ou conférences vous avez organisées depuis le 7 octobre 2023 ?</p>



<p>Entre le 7 octobre 2023 et mars 2025 l’AFPS locale a tenu 47 initiatives : • 8 points de rencontre • 12 manifestations • 7 rassemblements • 4 actions BDS (Boycott) • 5 conférences • 4 projections/débats • 5 soirées de soutiens • 2 tournois de foot</p>



<p>On organise différents évènements pour sensibiliser différents publics. Cette diversité d’action permet de visibiliser que les citoyens et citoyennes nancéien.nes soutiennent ce peuple qui en a tant besoin et que les discours pro-israëliens ne représentent pas la population locale.</p>



<p>Nous avons également mené des actions de boycott contre Carrefour ou la BNP qui sont des soutiens économiques de la colonisation ou encore des tournois de foot pour aller plus vers les jeunes des quartiers. Il faut vraiment comprendre l’importance de ce genre d’évènement pour faire exister la culture palestinienne en dehors du seul discours politique. Ces actions permettent de l’ancrer dans une réalité, ici la pratique du foot avec la mise en avant des noms de village de Palestine participent de l’entretien de cette identité.</p>



<p>L’important pour nous, c’est de ne pas tomber dans une routine afin de ne pas banaliser ce qu’il se passe, donc on varie les formes. Par exemple les « 4 heures pour GAZA », c’était des témoignages avec des petits films sur « Gaza avant » et « Gaza après ». Il y avait des initiatives très diverses, l’entrée était gratuite et les gens pouvaient donner ce qu’ils voulaient. Ça nous a permis de lever 4 000 euros ! À côté de cela il y a eu les interventions comme celle de Zyad Majed ou de la juriste du droit international Mme Chemillier-Gendreau. Enfin les points de rencontre, c’est très efficace pour parler aux gens. On se met avec une table et des tracts à des endroits passant de la ville, vers la place Stanislas ou le centre commercial Saint-Sebastien et on discute avec les passant.es. C’est moins démonstratif qu’une manifestation mais plus efficace pour faire changer les avis.</p>



<p><strong>Asbg </strong>: Est-ce que vous sentez que vous avez réussi à faire bouger les choses localement vis-à-vis de la population ou des collectifs militants ?</p>



<p>Le 7 octobre a eu des conséquences internationales évidemment mais aussi dans la gauche. La puissance du lobby sioniste et ses points d’appui ont créé un trouble dans de nombreuses associations et ça s’est vu localement, car on a jamais réussi à mobiliser plus de 1000 personnes à Nancy alors que c’était possible dans les années 2010. On ne voit plus les partis à part LFI. On ne voit plus les syndicats à part Solidaires. Même des associations comme Amnesty Internationale ou la Ligue des Droits de l’Homme sont bloquées par des débats internes sur soutenir ou non la Palestine&#8230; sous couvert de débat sur le terrorisme alors que c’est un débat qui a été lancé par la droite et l’extrême droite ! De plus ça tournait encore récemment autour du 7 octobre sans considération pour plus d’un an de génocide. Ça démontre l’aveuglement d’une partie de la gauche qui se perd dans des débats idéologiques alors que les faits sont là. On sent bien que la gauche n’est plus dans la lutte contre la colonisation, contre l’impérialisme et contre le capitalisme. On peut dire que localement ou nationalement les manifestations pour la Palestine ont dévoilé des fractures à gauche.</p>



<p>En termes de présence locale on a aussi eu des rencontres nouvelles comme avec les antifascistes par exemple qui ont pris fait et cause pour ce combat. On aurait pu penser aussi que les familles issues de l’immigration se seraient mobilisées mais globalement on les a peu vues par rapport à avant. Pour nous, le climat islamophobe et l’aggravation du racisme les a bloquées par rapport aux mobilisations passées où on les voyait plus.</p>



<p><strong>Asbg </strong>: Et concernant les responsables politiques ?</p>



<p>Aujourd’hui on va vers la liquidation programmée du peuple palestinien. Ce n’est pas une destruction comme la Shoah, c’est la somme d’une invisibilisation décidée et orchestrée par la dissémination et le nettoyage ethnique. Nous, on veut pousser tout le monde dans ses retranchements face à la nouvelle situation qui s’ouvre. On rencontre les députés et sénateurs (RN exclu) pour agir sur différents points : • La reconnaissance de l’État palestinien • Des sanctions contre le favoritisme envers des produits israéliens illégaux • L’arrêt de la colonisation. L’ONU a fixé la date du 18 septembre pour le retrait des Israéliens des territoires occupés donc on souhaite que les représentants de l’État français appuient cette décision du droit international.</p>



<p>On a 3 députés socialistes sur 4 en Meurthe-et-Moselle sud. Ils ne sont pas opposés frontalement à nous contrairement à d’autres, mais ne sont pas des soutiens actifs et visibles. Ils sont plutôt sur le retrait.</p>



<p>Sinon localement ce sont les maires de Tomblaine et Vandœuvre qui affichent leur soutien. À Nancy, il n’y a pas d’hostilité mais pas de soutien visible. Nous, on souhaite renommer une rue nancéienne du nom du poète Mahmoud Darwich. Comme le maire de Nancy veut être « équilibré » et qu’il y a une allée du nom d’une ville israélienne à la Pépinière, on veut le prendre au mot et participer à l’équilibre en ayant une rue portant le nom d’un Palestinien.</p>



<p><strong>Asbg </strong>: Quel est ton sentiment global par rapport aux évolutions récentes ?</p>



<p>Globalement, la situation est compliquée car la position hyper agressive des USA et d’Israël a été dévastatrice, mais force est de constater qu’après 75 ans d’occupation, le peuple palestinien résiste toujours et est encore debout à Gaza, alors que la société israélienne se fissure. Nous entrons dans une période vraiment dure mais sur laquelle se jouent des enjeux énormes de reconnaissance des droits des peuples, qui peuvent compter sur la détermination des palestinien.nes à ne jamais renoncer à exister.</p>



<p><strong><a>afpslorsud@orange.fr</a></strong></p>
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		<title>Les peuples veulent</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 14:11:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un réseau qui réunit des collectifs, des organisations, des lieux et des personnes du monde entier qui se sont retrouvées pour construire une pratique internationaliste adaptée à notre temps. Un internationalisme par le bas, qui se concentre sur les intérêts des peuples et non ceux des États. Un internationalisme qui promeut l’entraide entre celles [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="656" height="497" src="https://assemblage.media/wp-content/uploads/2025/07/article_test_image.jpg" alt="" class="wp-image-203" srcset="https://assemblage.media/wp-content/uploads/2025/07/article_test_image.jpg 656w, https://assemblage.media/wp-content/uploads/2025/07/article_test_image-480x364.jpg 480w" sizes="(min-width: 0px) and (max-width: 480px) 480px, (min-width: 481px) 656px, 100vw" /></figure>



<p>C’est un réseau qui réunit des collectifs, des organisations, des lieux et des personnes du monde entier qui se sont retrouvées pour construire une pratique internationaliste adaptée à notre temps. Un internationalisme par le bas, qui se concentre sur les intérêts des peuples et non ceux des États. Un internationalisme qui promeut l’entraide entre celles et ceux qui sont en lutte jusqu’au cœur des secousses, des guerres et des soulèvements.<br>Vous pouvez trouver plus d’informations ici : <a>thepeopleswant.org</a>, où est présenté le manifeste <strong>« Révolution de notre temps »</strong>, traduit en plusieurs langues. Cette dynamique est représentée localement par le collectif <strong>Ancrage</strong>, qui fait partie du réseau de lieux auto-organisés appelés <em>Mujawara</em>, pour se rencontrer et s’organiser ensemble par-delà les frontières.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><strong>EXTRAIT D’UN ARTICLE PUBLIÉ PAR LA CANTINE SYRIENNE DE MONTREUIL</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Quoi qu’il en soit, dans les premières années de la révolution, les gens semblaient comprendre qu’il ne s’agissait pas de terroristes islamistes fous dans les rues de Syrie. Pourtant, ils ne pouvaient pas percevoir ces gens comme des camarades potentiels, car la plupart des gens qui étaient dans les rues n’étaient pas anarchistes ou communistes.<br>Mais on a envie de leur demander : actuellement, dans quel soulèvement les anarchistes ou les communistes sont-ils majoritaires ?<br>Les choses se sont beaucoup compliquées au fur et à mesure que la mobilisation se militarisait. Beaucoup de milieux radicaux étaient déboussolés et ne pouvaient pas prendre position ; il faut comprendre que la France est un pays très islamophobe. Beaucoup de gens ne pouvaient pas accepter le fait qu’on puisse être religieux, musulman, combattant et révolutionnaire sans vouloir imposer la loi islamique en Syrie, et sans être forcément plus misogyne que certains militants masculins en Occident.<br>En général, même dans les communautés militantes, les gens ignoraient l’existence de structures et de pratiques auto-organisées au sein de la révolution syrienne.<br>Tout le monde parlait du Rojava sans comprendre qu’il existait des conseils locaux, des hôpitaux, des écoles, des comités de coordination et des centres de médias auto-organisés dans la plupart des quartiers, des villes et des villages des zones libérées du régime, indépendamment de l’influence du PKK. »</p>
</blockquote>



<p>La Cantine Syrienne a impulsé les <strong>Rencontres internationales intitulées « Les Peuples Veulent »</strong>, qui ont récemment évolué en un réseau plus large. C’est également une cantine qui a trouvé des locaux et un nouveau nom : <strong>« Darna »</strong>, signifiant « notre foyer » en arabe — une maison des peuples et de l’exil où se retrouver et manger à Montreuil.</p>



<p><a class="" href="https://cantinesyrienne.fr">cantinesyrienne.fr</a></p>
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